Et si on pouvait voter flamand ?
une septantaine de personnes ont assisté à la conférence-débat proposée mardi soir à l’ULg par l’ASBL B Plus, qui lutte contre le séparatisme en Belgique. Le thème était aussi précis que technique puisqu’il s’agissait de rappeler l’impossibilité en Belgique pour un francophone de voter pour un néerlandophone et réciproquement, l’ASBL B Plus proposant, pour sa part, une circonscription nationale aux élections fédérales.
Cette proposition a, dans un premier temps, été critiquée avec verve par Christian Behrendt, chargé de cours en droit constitutionnel à l’ULg, pour qui l’idée est à mettre au rang du ‘I had a dream’ de Martin Luther King ou de l”Utopia’ de Thomas More. Pour le secrétaire fédéral d’Ecolo Jean-Michel Javaux, ce système est par contre un bon moyen de moderniser la Belgique fédérale et d’appliquer la démocratie. Les verts ont déposé une proposition de révision de la Constitution en ce sens.
Alors que Tony Van de Calseyde (B Plus) voit dans cette formule une solution idéale au problème de Bruxelles-Halle-Vilvoorde, la position du politologue Pierre Verjans (ULg), membre du groupe Pavia réunissant des universitaires francophones et néerlandophones, fut plus paradoxale : en tant que ‘wallingant’, il verra dans l’absence de réponse du monde politique à cette proposition la manifestation d’une volonté de ne plus vivre ensemble.