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65 personnalités belges se rallient au Pacte pour la Belgique

20 juillet 2020 – AERNOUDT Rudy, BAEKEN Vital alias VITALSKI, BARNARD Benno, BECKER Jim, BORLEE Jacques, BOSTEELS Yves, BROTCHI Jacques, BUYSSE Paul, CANTILLON Estelle,CEREXHE Benoît, COUDRON Marc, DE BRUCKER Ben, de CALLATAY Étienne, DE COCK Michael, GERLACHE de GOMMERY Bernard, DENEEF Alain, DE VOLDER Jan, DE WAELE Alain, DECOSTER André, DENEVE Christian, WASONEL AZZOUZI Fikry, EL KAOUAKIBI Sihame, FOULON Walter, GEERINCKX Paul, GHYOOT Geoffrey, GILLIOT Bernard, GUSTIN Bernard, HERINCKX Arnold, JOLLY Éric, KIEBOOM Hilde, KRUISMANS Bert, LABORDERIE Vincent, LAMBERTZ Karl Heinz, LAPORTE Christian, LEYS Corinne, MALLIEN Pascal, MAREEN Diane, MARY Tony, MOORE Rachael, MOREELS Réginald, MPENZA Émile, MTHOMBENI Junior, NEVE Jef, NOPPEN Marc, RAES Jan, RANGONI Serge, STROOBANT Maxime, STUYVEN Daan, TEMMERMAN Marleen, TOMBEUR Jean-Marie, TUYMANS Luc, VAN DAELE John, VAN DER KELEN Luc, VAN ESSCHE, Mario, VAN INNIS Emmanuel, VAN INNIS Thierry, VAN ISTENDAEL Geert, VAN MOLLE Marc, VAN RANST Marc, VANDEN STOCK Roger, VELGE Baudouin, WOMBA KONGA Pitcho, VERSTRAETEN Jacques, WAUCQUEZ Bertrand, ZIBOUH Fatima, ZINZEN Walter

Plus de 60 personnalités belges se rallient officiellement au PACTE POUR LA BELGIQUE de B Plus. Le PACTE POUR LA BELGIQUE contient l'essentiel de la vision de B Plus pour l'avenir de la Belgique.

Le 17 décembre 2019, B Plus avait déjà soumis le même texte aux présidents de neuf partis politiques. Ceux-ci ont donné leur accord pour que le texte soit signé au nom de leur parti. Les partis suivants ont mandaté un représentant: Open VLD, MR, PS, SP.A, CD&V, CDH, ECOLO, Groen, PVDA-PTB.

Ce signal positif a malheureusement été estompé par les six mois de tensions politiques qui ont suivi. B Plus estime donc que l'heure est venue pour une nouvelle action. Cette fois, c'est à des personnalités belges issues de divers secteurs de la société civile qu'il a été demandé de se rallier au PACTE POUR LA BELGIQUE. Ce pacte se compose de huit principes, résumés ci-dessous ; pour en savoir plus, cliquez ici :

  • En tant que pays réunissant trois communautés linguistiques et différentes cultures, la BELGIQUE est un atout et en même temps une opportunité. Elle ne doit pas être la proie du nationalisme, ni de la xénophobie. 
  • Il est impératif de promouvoir la connaissance et l’apprentissage des autres langues nationales.  
  • Nous adhérons aux principes du fédéralisme. Toutefois, la structure de l’État doit être simplifiée en vue de plus d’efficacité, y compris financière, au bénéfice de chacun. 
  • Une nouvelle réforme de l’État devra être équilibrée et ne pourra pas être un pas vers le séparatisme, ni vers le confédéralisme. Elle devra maintenir la solidarité interpersonnelle.  
  • La répartition des compétences entre l’État, les communautés et les régions doit servir l’intérêt de l’ensemble de la population. La refédéralisation de certaines compétences n’est pas un tabou. 
  • La structure de l’État doit être pensée dans une perspective à long terme et non en fonction des intérêts partisans du moment. 
  • La collaboration entre les collectivités fédérées doit être renforcée.  
  • L’autorité fédérale doit recevoir les moyens d’agir dans l’intérêt commun lorsqu’il s’avère que les entités fédérées ne sont pas capables de le faire à cause d’une divergence d’intérêts.   

Plus de 60 personnalités belges ont donné une réponse enthousiasteà cet appel. Des personnalités issues du monde économique, des intellectuels de droite comme de gauche, des acteurs du monde de la santé, des journalistes, des acteurs du monde culturel, chanteurs, humoristes, ainsi que des personnalitésdu monde judiciaire ou académique ont toute été prêtes à inscrire leur nom sous le Pacte.

Ce nouveau groupe de signataires est représentatif d'une société belge qui se lève ainsi contre la montée du nationalisme et la polarisation croissante et plaide pour une Belgique efficace, solidaire et pleine d'avenir. La crise sanitaire montre plus que jamais la nécessité d'une autorité fédérale ayant les moyens d'agir efficacement.

Plusieurs signataires se sont exprimés quant à leur motivation à signer ce Pacte. Quelques extraits:

Jef Neve, pianiste et compositeur:

«Ce petit et brave pays doit perdurer, parce que l'ADN de la Belgique nous oblige à être des citoyens flexibles et émancipés: polyglottes, multiculturels et entraînés à la concertation. Cela fait de nous des citoyens forts dans un monde globalisé.»

Geert van Istendael, auteur en ancien journaliste à la BRT:

«Je suis convaincu de la plus-value offerte par les pays multilingues. Dans de tels pays, il faut par principe tenir compte d'autres personnes qui sont très différentes. C'est souvent compliqué, c'est souvent irritant, mais l'exercice de sonder l'autre en profondeur et l'art de l'impossible compromis me semblent irremplaçables. Cela vaut encore plus à une époque comme la nôtre, maintenant que la gauche et la droite sacralisent leur petite identité etcondamnent leurs adversaires comme des ennemis. Je trouve en outre formidable comme les deux principales langues de notre pays diffèrent l'une de l'autre. La Belgique ouvre deux portes vers le monde. On y échappe à l'hégémonie écrasante d'une langue et d'une culture unique.»

Christian Laporte, journaliste et écrivain:

«La Belgique a toujours été grande quand elle a jeté des ponts... De la Squadra Belga du concile Vatican II aux Diable rouges en passant par toutes nos richesses culturelles, scientifiques, etc.! On a aussi de grands hommes et femmes d’État... En ces temps agités de retour des périls populo-poujadistes et des extrêmes de gauche et de droite, on attend leurs successeurs... Mesdames et Messieurs les politiciens, la balle est dans votre camp... »

Rudy Aernoudt, prof. UGent et économiste:

«Si le contribuable voyait à quel point le dogmatisme est cher, il choisirait le pragmatisme et un État efficace plutôt quela plate dialectique des slogans communautaires.»

Fatima Zibouh, doctorante en sciences politiques ULg:

«Je souscris avec plaisir à ces principes qui constituent le minimum d'une vision du pacte pour la Belgique.On pourrait aller plus loin comme l'idée de circonscription fédérale, d'une plus grande implication des citoyens à travers le renforcement de la démocratie délibérative, etc.»

Jacques Borlée, coach en athlétisme:

«Un pays avec un tant soit peu d'ambition doit absolument développerune vision commune.»

Alain Deneef, intendant Brussels Metropolitan:

«Je veux contribuer à une initiative que je considère comme essentielle, à savoir la réinvention d'un modèle Belge.»

Vital Baeken, alias Vitalski, écrivain et artiste:

«En Chine, il y a des villes dont nous n'avons jamais entendu parler et qui comptent huit fois plusd'habitants que la Belgique. Si une forêt brûle pendant une demi-journée en Australie, cette forêt incendiée est aussi grande que deux fois la Belgique. En d'autres mots, la Belgique est ridiculement petite. Si on devait encore la réduire de moitié, on nela verrait simplement plus à l'œilnu, et cette nation de représentera plus rien sur le plan international. Et cela sans dire que la Belgique a un très beau palmarès en tant que matrice du surréalisme. C'est pour cela que je pense que la Belgique doit perdurer.»

Emmanuel van Innis, président honoraire BECI, fondateur de Brussels Metropolitan:

«J'en ai plus qu'assez du négativisme à propos de notre pays. La Belgique est notre pays et offre une plus-value à plus d'un titre. Pourquoi devrions-nous avoir honted'être belges?»

Benno Barnard, auteur:

«En tant que petite Europe, la Belgique a un potentiel. Il est vrai que les Belges sont exceptionnellement bons dans l'inutilisation systématique de ce potentiel, mais nous ne pouvons pas nous décourager. Le jour viendra peut-être où nous serons vraiment intéressés par nos concitoyens européens de l'intérieur.»

Étienne de Callatay, prof. Unamur, Chief Economist Orcadia:

«Comment ne pas être enthousiaste face aux perspectives que votre projet a le volontarisme de formuler. À la solidarité interpersonnelle, exigence éthique, l'économiste que je suis ajoutera volontiers la mutualisation des risques comme argument "intéressé" pour cette solidarité. D'une certaine manière, c'est le dernier point qui est le plus délicat: les Bruxellois sont-ils disposés à voir les avions de Zaventem les survoler gaiement, car le fédéral, dominé par les Flamands et Wallons se serait mis d'accord sur ce sujet ? Il faudrait alors songer à une sorte de clause de protection des minorités, à inventer !»