Comme les habitants de Pompéi avant l'éruption du Vésuve, nous continuons à nous diviser alors que les signes de la catastrophe climatique s'accumulent. Il est temps de décréter une trêve linguistique en Belgique pour organiser la utte commune.

L'été torride et ses conséquences catastrophiques me font penser à la parabole de la grenouille, tombée par hasard dans une bassine d'eau froide qu'on vient de mettre sur le feu.

La fraîcheur est un peu désagréable au début mais se change bien vite en une tiédeur bienvenue puis en une chaleur encore agréable, puis de plus en plus brûlante et la grenouille, qui était inconsciente du danger, finit évidemment cuite !

L'Europe a souffert cet été de chaleurs extrêmes mais, bien que prévenue, n'avait rien anticipé ou presque. Au contraire, les pompiers et la protection civile ont subi récemment dans notre pays de vraies restrictions.

Des incendies, inédits par leur ampleur et leur violence, ont ravagé, entre autres, la France et l'Espagne.

Appel à l'unité lancé en Espagne

Dans ce dernier pays, le Chef du gouvernement, Pedro Sanchez, a fait un appel aux partis de l'opposition (droite et extrême droite) pour qu'une trêve politique permette une réponse unanime de collaboration qui puisse répondre aux véritables ennemis communs : le feu et la vague intense de chaleur.

Cette proposition ne peut-elle pas inspirer la Belgique ?

Face aux terribles prévisions climatiques qui nous attendent, le temps est-il encore à s'interroger sur la suppression ou l'élargissement des communes à facilité ? Le climat ne connaît pas de frontières et la canicule a touché toute l'Europe, sans considérations de nationalités, de l'Ouest à l'Est.

En Belgique évidemment, pays minuscule à l'échelle mondiale, les événements climatiques extrêmes ne s'arrêtent pas à la frontière linguistique.

Ni nostalgie belgicaine, ni naïveté politique mais la recherche d'efficacité

L'association B Plus, qui milite pour la solidarité entre Flamands et francophones, propose une trêve linguistique qui soit consacrée à la réflexion et à la mise en commun de connaissances et de moyens d'action pour lutter conjointement contre les troubles climatiques qui nous attendent. Il ne s'agit ni de nostalgie belgicaine, ni de naïveté politique mais de la recherche d'efficacité.

En 79 après Jésus-Christ, les habitants de Pompéi avaient été alertés par les grondements du Vésuve, d'une catastrophe imminente. Mais ils ont, pour la plupart, continué à vaquer à leurs occupations, sans s'en préoccuper. Jusqu'à l'éruption !

Comme en témoignent les graffitis retrouvés sur les murs de Pompéi, la grande préoccupation de ses habitants était alors la compétition politique...