Dans un article d'opinion pour pal.be le 8 avril 2026. Bart Maddens décrit le ministre-président Matthias Diependaele comme un ombre de ses illustres prédécesseurs chrétiens-démocrates. Si l'on regarde tous les plans fous que Bart Maddens énumère et dont rien n'en est sorti, on peut en effet conclure que peu de choses ont abouti aux grandes ambitions flamandes. Et qu'il y a peu d'enthousiasme aujourd'hui à prendre de réelles mesures pour réformer profondément la Belgique une fois de plus. Le camp des flamingants laisse une impression blasée, si l'on en croit pal.be. La Belgique en a-t-elle assez de se diviser ? Le modèle fédéral atteint-il ses limites ? Les gens croient-ils au modèle confédéral ?
Il ne fait aucun doute que la réforme de l'État a fait de la Belgique un embrouillage institutionnel, avec les coûts qui en découlent. Il est frappant que, dans les discussions sur la consolidation du budget, aucune attention ne soit jamais envisagée de rendre notre structure étatique plus efficace et donc moins coûteuse. Au contraire, de plus en plus d'efforts sont exigés du citoyen, qui trouve lui aussi son chemin à travers notre enchevêtrement institutionnel au fil de son avancement. Et comme le dit Bart Maddens lui-même : l'UE, après tout, en raison de l'appartenance des États-nations, a récemment eu tendance à parler principalement avec ces États-nations et moins avec les États fédérés. Il est donc temps de repenser notre politique étrangère et européenne.
Le N-VA a connu une forte montée depuis 2009, le parti débauchant principalement des électeurs du CD&V et de l'Open VLD, et un important échange avec le VB (un groupe considérable d'électeurs fait la navette entre le N-VA et le VB, parfois en faveur de l'un, parfois en faveur de l'autre). On pourrait s'attendre à ce que la poursuite de la réforme de l'État soit forte serait à l'ordre du jour et que cet élan serait utilisé pour forcer une percée. Cependant, la situation est plus nuancée que cela.
Les électeurs libéraux ont alors opté pour le N-VA en raison du manque de profil économique libéral de l'Open VLD, du manque de leadership clair de leur ancien parti et de la demande d'une politique d'immigration et d'intégration plus stricte. Le profil flamand ne jouait qu'un rôle marginal auprès des libéraux avant le changement. Cela explique, entre autres, pourquoi Bart De Wever n'aime pas une aile flamande du MR : il sait trop bien que cela donne aux électeurs libéraux de centre et de droite le choix de choisir des libéraux au profil plus belge. N-VA risque donc de perdre une part significative de son électorat
Parmi les membres désertés du CD&V, la question flamande jouait un rôle nettement plus important, mais ce ne fut que le facteur décisif pour qu'un groupe restreint passe à un autre parti. C'est principalement la direction claire du N-VA et la crédibilité du parti qui ont été les principaux motifs du changement.
Mais même parmi le groupe qui a déménagé de VB à N-VA, le communautaire n'était qu'une des motivations, et n'a été décisive que dans une partie limitée.
Même si l'on ne s'intéresse qu'aux mouvements et motivations électorales, on ne peut conclure qu'un grand groupe de la société soit avide d'aventures communautaires, encore moins d'indépendance flamande. Parmi les électeurs pro-flamands, la situation socio-économique, la stabilité des politiques, le leadership politique, etc., sont toujours prioritaires dans la communauté. En d'autres termes, la politique symbolique, c'est agréable, mais pas beaucoup plus que cela.
Et, à reconnaître où il faut le mérite, comme le décrit Bart Maddens, Luc Van den Brande était un nationaliste mordeur de veau avec un plan. Sa note de saut de 1996 était un document bien développé, tout comme la Preuve d'une Constitution pour la Flandre. Cependant, peu de choses en ont découlé.